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Histoire de bille…

Pour commencer l’année, je vais vous causer un peu « technique ». Parce que ya un outil que j’affectionne tout particulièrement…

Je  l’utilise, notamment en Bd, de préférence à l’encre de chine. Pourtant, c’est un mal aimé. Considéré comme un simple outil d’écriture « bas de gamme », il n’a pas le prestige du stylo plume, et en dessin, on parle plus souvent des fameux rotrings ou des divers stylos-feutres disponibles. On s’attarde sur son coté « plastoc », sur son design… hem…approximatif, sur son encre gluante, particulièrement désagréable quand il fuit ou sur le fait qu’il n’est vraiment pas fait pour couvrir de vastes espaces de noir… En théorie.

Ce mal aimé, c’est le bon vieux stylo à bille noir.

Je crois que tout apprenti gribouilleur a du s’en servir en marge de ses cours en collège et lycée. C’est un outil dont la plasticité est bien plus grande qu’il n’y parait. Je suis loin d’être maîtresse en la matière, mais par exemple ça :

Une elfe aux longs cheveux noirs, en robe de deuil est assise dans l'herbe. Elle pleure.

Leslie Boulay all rights reserved

Ben c’est quand même  en grande partie du stylo bille.

Je ne m’explique donc  pas le désamour dont il est l’objet. D’abord parce que de très grand dessinateurs en ont usé.  Comme le Sieur Coquelet ( Quel tueur ce mec !). Et aussi parce que ses qualité pallient largement ses défauts, même celui de sa relativement faible couvrance. C’est comme si on m’avait mis entre les mains la possibilité de noirs profonds  tout en pouvant faire des modelés presque aussi aboutis qu’avec une mine de plomb, même si en être capable demande une certaine pratique. Avec en plus ce petit plus : l’encre noire de stylo à bille est légèrement colorée, voire irisée.

Il permet d’arriver à une finesse presque japonaise dans le trait (Bon, je ne sais pas ce qu’en penseraient les japonais. Si vous êtes japonais, n’hésitez pas à me donner votre avis sur la question.) Vraiment c’est un outil très raffiné dans le rendu.

Sur un papier coloré, avec le critérium et le crayon blanc, on parvient à faire des choses comme le dessin ci dessous (Oui, il est nouveau, celui là, j’e vais le mettre en vente.):

Leslie Boulay all rights reserved

Je ne connais rien d’autre qui me permette, avec autant d’efficacité, de renforcer les noirs de mes dessins tout en permettant une liaison aussi délicate avec le modelé, hormis les lavis. Mais avec les lavis, on entre dans le domaine de la peinture. Là, il s’agit d’un outil de dessin… qu’on peut user n’ importe où, n’importe quand. C’est aussi son petit plus indéniable. Envie de dessiner ? Hop, on sort son calepin et son petit stylo. Il n’est pas difficile à trouver, souvent pas cher.

Donc voilà, je déclare mon amour au stylo à bille !

Sinon , il se peut que je sois un peu moins assidue sur le blog vu que je fais un peu mon planning et mes objectifs pour l’année à venir. Mais je reste joignable.

Bonne année et Bizatouss !

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